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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 23:11

 

En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler. 

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.

 

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 21:50

Je suis revenue sur ce point de vue depuis pas mal de temps. Séparons donc les sujets. D'abord la dérive sectaire et ensuite les thérapies douces et le paranormal.

Toujours convaincue que cette antenne du SEL était vraiment un exemple de dérive sectaire, j'ai assez remué pour qu'elle ferme boutique. J'ai vu qu'elle avait été refondée par les mêmes. Essayant d'être plus discrets, ils n'annoncent pas leurs noms dès l'ouverture du site...mais on aboutit à la même adresse mail. Je sais par ailleurs que l'association n'était pas franchement bien vue des instances municipales. Nous verrons ce qu'il en advient. Je ne leur souhaite pas bonne chance et j'espère qu'il y aura dans leur région moins d'imbéciles qui se laisseront manipuler. 

  Par expérience car j'ai toujours cherché à comprendre ce que la vie nous offre. Mais je reste indépendante et autonome et ne fais partie d'aucun groupuscule car cette période passée reste dans ma mémoire totalement négative. Je reprendrai certains thèmes dans mon livre, en fonction de mon vécu.

Je tenais à publier un additif à cette question importante car chaque personne est toujours en évolution. Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis, c'est bien connu ! Je me retiens encore d'aborder ici la question du rapport de pouvoir dans le couple car mon webmaster risquerait de me déplacer les propos comme "hors sujet"... Mais ce ne sont pas les modèles de féminisme que j'ai observés au SEL de N... qui pourraient me servir à revivre une relation engagée avec un homme ;-) ! On peut remettre en cause ses erreurs, mais mieux vaut conserver simultanément ses convictions durables !!!

 

                                              ***

Suite à ma présentation des SEL de France ici, je publie ce soir le bilan de mon expérience personnelle, vécue dans ma région.

 

Pour ne pas cibler et dénoncer précisément l'association à laquelle j'avais adhéré, je n'en donnerai pas les coordonnées, bien que cela me démange.

 

J'ai d'adhéré au SEL de N... (Système d'Echange Local), le 13 Octobre 2007.

  Ce site est d'ailleurs en rapide « transformation » depuis que j'ai parlé de certaines dérives, le 22 Novembre 2007, lors d'une réunion de bureau.

  Je suis effarée par ce que j'y ai découvert sur la circulation de l'argent et un prosélytisme qui me semble avoir des points communs avec des comportements sectaires.

 

Les différents SEL de France sont indépendants les uns des autres et il n'y a pas de fédération, mais il a été créé un regroupement nommé Sel'idaire dont la charte est la suivante :

http://selidaire.org/spip/

 

Charte d'adhésion et règlement intérieur

Publié le mardi 1er juin 2004

A la différence des statuts, qui donnent seulement l'essentiel des buts, des moyens, du fonctionnement démocratique du groupe, le règlement intérieur consigne des règles de fonctionnement précises pour permettre d'éviter les dérives et dysfonctionnements. Quant à la charte, il s'agit d'un texte qui définit « l'esprit du SEL ».

Tout nouvel adhérent approuve les statuts et signe charte ou/et règlement intérieur au moment de son inscription, avec la fiche d'adhésion où il écrit ses offres et ses demandes.

On réfléchira aux règles de base suivantes :

  Le SEL est créé par un groupe local, de façon indépendante, pour permettre une réflexion sur la dimension humaine existant derrière les échanges et la promotion de solidarités dans le cadre d'un développement local.

  Le SEL est une association à but non lucratif, les coûts administratifs étant couverts par les cotisations.

  Le SEL met en contact les demandeurs et les offrants, il gère un système de comptes personnels en unités de mesure interne, fournit un échange d'informations, enregistre les services (type « coups de main ») négociés entre ses adhérents.

  L'unité de mesure (Grain, Piaf, Caillou...) n'est pas convertible en euros, ni vice versa.

  Le SEL ne fournit aucune garantie quant à la qualité, les conditions, la valeur des services ou des produits négociés.

  Chaque adhérent garde toute sa responsabilité et s'entoure de toutes les garanties pour que son activité à l'intérieur du SEL soit conforme aux réglementations en vigueur notamment en matière sociale et fiscale.

  Le compte de chaque adhérent commence à zéro. Cependant certains SEL créditent le compte de chaque nouvel adhérent afin qu'il surmonte plus vite l'obstacle psychologique que constituerait pour lui l'amorce d'échanges avec un compte à zéro. Cette pratique, assimilable à celle du puits sans fond, est discutée...

  Il n'existe aucun intérêt pour les débits ou les crédits des comptes, ni notion de délai de paiement ni d'indemnité de retard dans la gestion des comptes.

  L'adhérent détenteur d'un compte peut seul autoriser un transfert de crédit à partir de son compte.

  L'adhérent détenteur d'un compte a le droit de connaître le bilan et les mouvements de tous les autres comptes du système et il peut refuser toute proposition d'échange qui ne lui convient pas.

  Dans certains SEL, la charte est un document annexe du Règlement Intérieur, qui définit « l'esprit du SEL », inutile puisque déjà écrit su r la colonne précédente qui engage plus précisément l'adhérent, par exemple à ne pas dépasser un solde négatif de -2000, -3000 ou -5000 dans ses transactions (sauf accord clair du CA) et à ramener son compte à zéro avant de quitter l'association.

IMPORTANT : Dans certains SEL, la charte rappelle que tout prosélytisme à l'intérieur d'un SEL est interdit, ainsi que toute utilisation du SEL pour satisfaire des intérêts et ambitions personnels ou pour promouvoir une idéologie quelle qu'elle soit.

Le règlement intérieur et la charte qui consignent les règles de fonctionnement du SEL sont beaucoup plus faciles à modifier que les statuts déposés en préfecture. Les changements de fonctionnement seront plus faciles si les statuts sont moins précis, les précisions étant apportées dans le règlement intérieur ou/et la charte.

Pour maintenir la confiance et un bon équilibre d'échanges dans un groupe SEL, le non dépassement du seuil négatif autorisé parait souhaitable.



Je suis entrée en contact avec la présidente de Sel'idaire. Il lui semble que les dérives pratiquées dans ce SEL de N... sont totalement à l'opposé de l'éthique des SEL.

B.B., la présidente a adhéré à Sel'idaire  parce qu'elle est ravie d'en recevoir le bulletin d'informations (sic !) mais considère qu'elle n'est moralement pas engagée par la Charte. Ni elle, ni le trésorier, son concubin, ne se sont rendus aux assemblées générales de Sel'idaire alors qu'ils font la route des SEL durant leurs longues  vacances.

 

J'ai appris, de sources diverses, que certains adhérents se faisaient rémunérer en espèces sonnantes et trébuchantes, surtout en ce qui concerne le  bricolage, le dépannage en informatique et certains « cours ». Ce qui me choque, c'est que les bénéficiaires sont loin d'être tous des personnes nécessiteuses. Je dirais même qu'ils profitent au maximum des femmes seules qui, elles, n'ont pas les moyens de faire faire tous leurs travaux de bricolage par des entreprises officielles.

Enfin, je me pose de nombreuses questions et suis très déçue de voir les « magouilles » qui se pratiquent en ce lieu.

 

Au niveau des « rétributions » en €uros,  dans la ville de N..., des plaintes d'artisans et de commerçants ont été déposées.

Lors de la « Journée des Associations », le maire interdit au SEL  d'entrer dans les locaux et MADAME LA PRESIDENTE distribue ses prospectus SEULE devant la porte. Dans cette micro -société, s'est établie une sorte de hiérarchie où celles qui vont faire le ménage ne sont pas les mêmes que celles qui ne le font pas. Il y a les tâches qui rapportent et celles qui relèvent d'une forme d'esclavage. Le dialogue est fermé et la démocratie a été remplacée par l'autocratie exercée par Mme B.B. Il y a les faibles et ceux qui en profitent, exactement comme dans notre beau pays de France. Alors que l'on ne me parle pas de solidarité et de lien social... !


J'ai été encore plus  gênée par un prosélytisme permanent orienté vers des croyances ésotériques et des pratiques en parapsychologie et paranormal de tendance New-Age. Certaines personnes se font payer en organisant des « stages ». Du covoiturage est proposé pour se rendre sur les lieux d'achat ou de « cours ».

 

Je vous liste toutes les offres cataloguées dans les rubriques « Santé » ou « Recherche spirituelle »plus celles dont on entend parler seulement dans les « soirées-lecture», concentrés de propagande ésotérique.

 

L'angéologie, l'astrologie, la kinésiologie, le Brain Gym, les Fleurs de Bach(harmonie des émotions), les auras, la lithothérapie (en liaison avec la boutique « Minerales do Bresil),
http://www.willowheartwicca.com/divination.htm

 le végétarisme, le reiki, la mémoire de l'eau selon Masaru Emoto (avec accès à son site de conférences et de ventes de livres)
http://www.dailymotion.com/video/x4abcw_masaru-emotomessage-de-leauesoteris_creation
...et une foultitude d'autres sites, le mec est blindé de tunes!

pour un point de vue plus scientifique, interdit de diffusion au sein du SEL de N...
http://www.forum-zetetique.com/forum/forum/viewthread?thread=199

 le financement solidaire(Les Randonneurs)
"Placement solidaire= arnaque..."


la communication avec les morts ,le coaching, la sophrologie, le végétarisme, les tarots, la PNL, les conseils en compléments alimentaires, la pratique de la méditation, la pensée positive, consultation soins énergétiques,  la canalisation de messages spirituels, la naturopathie, les chakras, consultation Yi-King,initiation à la psycho- généalogie, les Auras, Les farfadets et lutins de jardin( !), la communication avec les morts et la réincarnation, les OVNI, la thérapie magnétique avec les aimants et infrarouges lointains (liaison avec les produits Nikken), consultation en numérologie, les massages ayurvédiques.

Peut-être en ai-je oublié...

 

 Je lis dans la Charte de ce SEL que c'est une association apolitique et non-confessionnelle.

 Or, j'ai l'impression que certaines de ces dérives sont douteuses et «légèrement » sectaires. D'autres relèvent carrément de l'arnaque financière.

 

 D'autre part, il y a de gros problèmes de communication : la chef ne supporte pas la moindre divergence ou remise en question et transmet les infos à sa façon. Forte et sûre de son pouvoir, elle isole  ceux qui n'abondent pas dans son sens ou proposent des activités qu'elle ne souhaite pas.

Je me suis d'abord sentie gênée, car toute tentative de discussion était impossible. On accepte ou l'on se tait. Puis je me suis sentie contrainte à supprimer un certain nombre d'activités car tout ce que l'on propose doit passer sous le contrôle de la fondatrice  de cette association.

 
Les personnes qui restent sous l'« emprise » de la Cheftaine ont toutes peur ou ne trouvent rien de gênant à ce fonctionnement. Il y a des enfants et tous ceux qui ne sont pas dépressifs s'en vont sans rien dire...car, dans notre société, tout le monde s'en fout. Le nombre d'adhérents a diminué du tiers ou de moitié depuis deux ans, ce qui pourrait questionner en région parisienne (difficile à savoir par les adhérents car les infos ne sont pas les mêmes suivant les personnes auxquelles elles sont adressées). Comme m'a dit par ailleurs une militante de l'UFC : « C'est très bien que les dépressifs soient pris en charge par ce genre de personnes, ça fait faire des économies à la Sécurité Sociale » (sic !).

 

Je suis personnellement choquée que cette association puisse fonctionner librement sous prétexte qu'elle n'est pas inscrite sous une étiquette nommément connue pour être sectaire. Comme le sigle du SEL n'est pas répertorié dans la liste des Sectes connues, il n'est pas aisé de cibler les dérives de ses émules et de les réferencer dans les  associations « antisectes ».

L'aspect  non obligatoire  des échanges correspond exactement aux propos que tiennent les gourous. Cela dit, il se trouve que les seules demandes que j'aie faites ETAIENT TOUTES PAYANTES. De même, l'on ne prétend pas diffuser des méthodes scientifiques, mais apporter des témoignages...ce qui permet tous les délires.

J'insiste donc sur le fait que cette association fonctionne sur un mode SECTAIRE et A BUT LUCRATIF sans avoir le courage de l'annoncer.

 

Ayant connu les SEL guère après 68, je suis surprise des dérives que j'y rencontre.

 

La présidente m'a d'ailleurs promis de me rendre mon adhésion si je le souhaitais. J'ai subi des pressions -  en termes plus ou moins courtois -  me priant de m'en aller le plus vite possible.

 

Ensuite, elle m'a mis des bâtons dans les roues quand  j'ai accepté de disparaître, sous prétexte que je ne voulais pas faire la transaction EN SA PRESENCE, ni CHEZ ELLE.

Soutenue par les deux élues du bureau, j'ai décidé de ne pas partir.

Alors, elle a prétendu m'avoir renvoyé mon adhésion par la Poste avant que je n'aie émis ma décision de rester. Je ne voulais pas me confronter à elle une deuxième fois.

 

 Il paraît que c'est la première fois en six ans que quelqu'un remet en cause le fonctionnement autocratique de La Présidente. Nous avons tenté de nous unir à plusieurs pour faire « quelque chose » car chaque adhérent qui s'y est pris individuellement a été terrorisé et ne s'est plus inscrit cette année. Mais j'ai tout de même l'impression que les dérives de tendance sectaire ne gênent personne parmi ceux qui restent.

 

J'ai l'impression que Madame B.B., présidente de l'association : SEL de N0..., pratique régulièrement des abus de faiblesse sur un grand nombre d'adhérents isolés ou dépressifs. Il est facile de vérifier, pour ceux qui restent, que nous sommes ou avons tous récemment été en situation de faiblesse ou de détresse pour des raisons différentes : Etat dépressif -  Victimes de Harcèlement Moral ou de violences physiques - Précarité : Chômage ou invalidité - Veuvage ou divorce - Solitude. Je constate d' ailleurs que nous étions un certain nombre d'enseignants à avoir mal supporté le métier dans la durée. Je suis moi-même à l'Education Nationale et en arrêt de maladie.

Je conserve la déontologie que j'ai toujours eue lors de mes 35 ans d'exercice en tentant de dénoncer un comportement qui me semble moralement dangereux.

Je tiens à vous dire que j'ai eu peur, comme les autres - plutôt moins -mais que j'étais tiraillée par l'envie de fuir et de me taire et la conscience que je pourrais être coupable de « non-assistance  à personnes en danger ». J'ai aussi remarqué durant ma carrière d'instit, comme l''Education Nationale est en quête de tout « signalement » à l'ASE pour violences sur les enfants. Je me demande alors pourquoi on laisserait libre court à des dérives qui me semblent condamnables.

 

Depuis mon incursion et mes questions dérangeantes, la présidente s'est retirée de ses fonctions. Une « femme de paille » a sollicité la présidence de cette assos corrompue. Elle a été élue à l'unanimité et B.B. est devenue vice-présidente !

Je ne vois pas la différence et j'ose espérer que les personnes « sous influence » finissent par trouver plus sympa ailleurs. Je reste sceptique car j'ai entendu des adhérents me dire : « Oui, mais c'est bien de manger de temps en temps ensemble...»

 

La solitude n'a pas de fond.

 

Pour moi, poser son cul sur une chaise et côtoyer de l'humain ne suffit pas à combler l'isolement. Il me semble nécessaire de parvenir avant tout à établir une relation sincère et réciproque, ce que je n'ai jamais ressenti a l'intérieur de ce groupuscule de flippés et de perturbés.

 

Si certains lecteurs ont vécu une expérience plus positive au cœur d'une assos du SEL, leur expérience m'intéresse et je les remercie de m'en faire part.


Pour quelques précisions sur "mon départ" de cette association, lire ici.

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 21:15
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 21:55

Je transmets le courriel que j'ai reçu et vous remercie de signer la pétition. Si tant est que nous puissions servir à quelque chose sur la souffrance des enfants.

"Je travaille pour l’association Vision du Monde (World Vision), une association de solidarité internationale présente dans 98 pays et spécialiste des droits de l'enfant. Elle est la 1ère association de parrainage d'enfants au monde.

Nous faisons circuler une pétition (sur http://sante-enfants.org) pour faire savoir à nos dirigeants qu’il n’est plus acceptable que 9 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de causes évitables.
Les trois principales responsables de ces décès sont la malnutrition, la diarrhée, et les infections respiratoires. Rendez-vous compte : au moins 6 millions d’enfants auraient pu être sauvés chaque année par des actions de prévention simples et peu coûteuses, comme l’allaitement maternel exclusif, le lavage des mains au savon, la vaccination, ou l’accès à des personnels médicaux qualifiés.

Vous trouverez ci-joint une présentation plus précise de la campagne et de la pétition.

Pourriez-vous soutenir ce projet en signant cette pétition et en la relayant sur votre site et auprès de votre réseau ?

Nous comptons sur vous !"

Pierre Désert
Stagiaire Campagne Santé
Vision du Monde
7, rue Pasquier
01 49 49 11 16

Pour plus de renseignements sur Vision du Monde, visitez notre site internet : www.visiondumonde.fr ou envoyez-moi un mail à plaidoyer@visiondumonde.fr

Santé : les enfants d’abord –ensemble, nous pouvons sauver des millions d’enfants

Santé : les enfants d’abord !, est la première campagne mondiale de World Vision focalisée sur une seule problématique : la réduction des décès évitables d’enfants de moins de cinq ans. Pendant les deux minutes que va vous prendre la lecture de cette préface, plus de trente enfants de moins de cinq ans vont mourir ; la plupart d’entre eux vont succomber de causes évitables, comme la diarrhée, la pneumonie, les complications postnatales ou le paludisme. Dans vingt-quatre heures, ce chiffre dépassera 24 000.

C’est plus qu’un problème pour les pays en voie de développement : il s’agit d’une « tragédie silencieuse ». Et c’est, il me semble, la plus grave violation des droits de l’enfant de notre époque. C’est la raison pour laquelle World Vision lance la campagne Santé : les enfants d’abord !, en s’engageant sur cinq ans à réduire ce nombre de victimes.

Notre campagne va tirer les leçons apprises dans nos quelques 1 600 programmes, où les stratégies de développement sont intimement liées aux efforts de plaidoyer auprès des autorités locales et nationales. A travers cette campagne, nous souhaitons aider les communautés à élever leur voix pour leur droit à des soins de qualité, et nous encouragerons les gouvernements à s’acquitter de leurs responsabilités envers les enfants, les mères, les familles et les communautés.

Nous travaillerons main dans la main avec les gouvernements locaux et des ONG partenaires, afin que nous ayons tous recours aux meilleures solutions ; notre expérience nous a appris qu’en matière de santé, une série de mesures de prévention simples et peu coûteuses sont un facteur fondamental de développement. World Vision s’engage de manière significative dans le financement de la santé dans le cadre de ses propres programmes, en investissant 1,5 milliard de dollars sur ces cinq prochaines années.

Les programmes d’envergure locale ne suffiront pas. World Vision presse également les pays riches à honorer leurs promesses liées à l’amélioration des conditions de vie dans les pays en développement. Plus de 190 chefs d’Etats et de gouvernements se sont engagés à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement d’ici 2015. La campagne Santé : les enfants d’abord ! rappelle ces objectifs à la communauté internationale.

Nous avons besoin de vous. Lisez ce rapport, et exhortez vos gouvernants à mettre la santé des enfants à l’ordre du jour. Faites-leur savoir que vous trouvez que 24 000 décès d’enfants, c’est intolérable, et demandez-leur comment ils comptent assumer leurs responsabilités et agir.

Ensemble, nous pouvons faire la différence. Ensemble, nous pouvons faire en sorte que la santé des enfants devienne une priorité.

Kevin Jenkins
Président
World Vision International




Etudes de cas

Richard et Roderick Kapembwa - Zambie

Quand Richard Kapembwa et Roderick, son frère jumeau, sont arrivés à la clinique de Masamba avec la diarrhée, il n’y avait de médicaments que pour soigner l’un des deux. Richard a survécu, pas son frère.

« Roderick aurait survécu si nous avions eu assez de médicaments pour les soigner tous les deux, explique Joseph Bwali, chef de clinique adjoint. Les garçons étaient extrêmement déshydratés quand ils sont arrivés. Nous avons perdu un enfant parce que nous n’avions qu’une seule perfusion. »

Le manque de matériel médical élémentaire, comme les sels de réhydratation orale, les perfusions et les antibiotiques, est très fréquent dans les pays en développement. Des réserves insuffisantes d’équipements médicaux et de médicaments ont des conséquences directes sur la vie de jeunes gens comme Roderick, qui ne sont pas capables de lutter contre des maladies bénignes et curables, qui ne tuent plus aucun enfant dans les pays riches.

D’après l’Unicef, en Zambie, seulement 48% des enfants de moins de cinq ans souffrant de diarrhée ont reçu des traitements de réhydratation entre 2000 et 2007 ; la Zambie se place au treizième rang mondial pour la mortalité infantile, avec 80 000 décès d’enfants par an.

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Adeline et Zidane Kibanza – RDC

Avant la construction du poste de santé de Mapamboli, les habitants de Kikimi, en République Démocratique du Congo, ne disposaient pas de structures de soins décentes. Les familles devaient parcourir huit kilomètres pour atteindre le centre de santé le plus proche, où se trouvait le seul médecin des environs ; le taux de mortalité dans la région était très élevé.

Quand Zidane, neuf ans, a développé une forte fièvre, des douleurs abdominales et une diarrhée, sa mère a commencé à s’inquiéter. Elle ne savait pas quoi faire pour le soulager.Un membre de World Vision, lors de sa visite mensuelle aux enfants parrainés, a remarqué que Zidane était très malade. Il a alors vivement conseillé à Adeline, sa mère, de l’accompagner sur-le-champ au centre de soins. Sur place, il est diagnostiqué avec le paludisme et la fièvre typhoïde, et reçoit un traitement à base d’antibiotiques, des médicaments et des vitamines.

Aujourd’hui, Zidane se porte comme un charme. Quand il n’est pas à l’école, il adore jouer au football et aller à la pêche. Adeline est très reconnaissante au médecin du centre hospitalier, non seulement pour la vie de son fils, mais également pour la formation sur l’hygiène et la préparation d’aliments nutritive sa famille qu’il lui a dispensée.

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Asya Hakobyan - Arménie

Le petit Haykaz est né avec une paralysie cérébrale infantile, une maladie pouvant être causée par la malnutrition maternelle.

En Arménie, la plupart des postes de santé sont sous-équipés et mal approvisionnés ; il n’y a pas assez d’agents qualifiés et formés aux dernières innovations médicales. Trop souvent, la population doit se déplacer jusqu’à Erevan, la capitale du pays, pour accéder aux soins les plus élémentaires.

La loi arménienne dispose qu’en principe, tous les enfants de moins de sept ans bénéficient de soins médicaux gratuits. Dans les faits, les parents doivent payer pour que leurs enfants soient traités immédiatement.

Asya, que l’alimentation à base de pommes de terre et de pâtes a rendu malade de façon chronique, raconte qu’elle et son mari ont déjà dépensé toutes leurs économies pour soigner leur stérilité. Le revenu dont ils disposent provient d’un lopin de terre où ils cultivent des pommes de terre, et d’un camion qu’ils louent parfois aux villageois.

A Erevan, les médecins ont déclaré qu’Hayzak a une luxation de la hanche, et qu’il pourrait remarcher sans aide si celle-ci est corrigée. « Un des médecins du Centre hospitalier de Gavar nous a promis d’opérer gratuitement Hayzak de sa luxation de la hanche, mais nous devrons payer pour les traitements et les médicaments après l’opération. Si seulement nous avions assez d’argent pour payer tout ça… »

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Tara Devi - Népal

Quand la mère de Tara a appris que sa fille était en train d’accoucher, elle s’est précipitée à ses côtés. Elle a trouvé Tara appuyée contre un mur, avec la tête de son bébé qui apparaissait. Comme il était tard et qu’il n’y avait aucun hôpital ou poste de santé à proximité, Tara, sa mère et sa belle-mère ont donné naissance elles-mêmes à un petit garçon.

Après plusieurs jours, Tara n’ayant toujours pas délivré le placenta, sa famille a décidé qu’elle devait se rendre à l’hôpital. Après avoir emprunté de l’argent à ses voisins, la mère de la jeune maman de 19 ans a fabriqué un brancard, et avec l’aide de porteurs et du mari de Tara, ils l’ont emmenée à l’hôpital. Une marche de trois jours.

Cette visite lui a sauvé la vie. Cependant, quelques mois plus tard, Tara est retombée enceinte et malgré un accouchement plus rapide, elle n’a encore une fois pas pu bénéficier de soins postnatals. « Ma belle-mère a coupé le cordon ombilical avec une faux, a enveloppé le bébé dans une serviette, l’a mis dans mes bras, et m’a dit de me lever et de travailler ». Cette fois, elle a eu une descente d’organes, comme 600 000 femmes népalaises.

Finalement, Tara est devenue agent de santé communautaire dans son propre village. « J’ai beaucoup souffert et c’est très difficile d’être une femme dans ce monde. Les femmes elles-mêmes exploitent d’autres femmes. En pensant à toutes les femmes du village, j’ai ressenti ce désir incontrôlable de les aider et de les soulager. Et la meilleure façon de le faire est de travailler dans le secteur de la santé. »

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Rapport Santé : les enfants d'abord

Etudes de cas:

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  • Passionnée par la frontière entre la norme et l’exception. Trop longtemps enseignante, j'ai rendu les armes plus tôt que prévu et je me consacre à ce que j'aime: l'écriture, les arts plastiques et les débats de société... et ça va chauffe
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