Dimanche 10 février 2008
Philip ROTH, un écrivain qui reflète bien l'esprit de la littérature juive américaine...
Ca y est, je me lance pour vous faire partager mes goûts littéraires.En concordance avec Racaille du 69, je vous convie à lire Philip ROTH.
Son oeuvre la plus lue, Portnoy et son complexe, a été jugée obscène, lors de sa sortie (1969, pourtant année érotique selon Gainsbourg! ). La " libération des moeurs" post-soixante-huitarde et le déferlement du porno, deux décennies plus tard, n'avaient point encore eu le temps d'imprimer leurs marques. La crudité de l'expression des sens faisait ses premiers pas dans le peuple. Sade interné , puis J.Genêt emprisonné, la censure allait-elle enfin lâcher du lest? Précurseur en la matière, P.Roth? Ou publié au moment opportun?
Je pense que Portnoy peut se ranger au rayon des romans d'initiation avec, en cadeau, une bonne dose d'humour qui se transforme en gravité dans la dernière partie.
Ce roman reflète pour moi les affres de l'adolescence masculine imbriquées dans une autre forme de complexe: celui des origines que l'on ne peut jamais renier, encore moins dans des périodes des transformation de la personnalité.
De plus, il était beau...toujours aujourd'hui!

Source:http://www.courier-journal.com/blogs/books/2007/02/
penfaulkner-award-goes-to-philip-roth.html
Si vous ne le connaissez pas, voici un article qui cerne bien cet auteur et présente son dernier roman: "Un homme".
A l'adolescence, comme à 74 ans et atteint par la maladie, P.Roth nous raconte le corps pour parler des complexités de l'esprit.
http://www.telerama.fr/livre/21654-aux_etats_unis_la_lecture_de_romans_est_un_art_desormais_mourant.php
Bonne lecture! Je vous parlerai bientôt d'auteurs bien moins connus.
Au Pays des Merveilles d'Alice



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