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  • : Passionnée par la frontière entre la norme et l’exception. Enseignante en école maternelle, je suis particulièrement intéressée par les comportement humains, les problèmes de société(sexisme, racisme, violences)et les difficultés des

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Jeudi 12 juin 2008

 

Voici un moment que je souhaitais répondre à mon « collègue » blogueur Racaille du 69 sur les questionnements qu'il se pose après la mort de son père,ici.

 Peu douée en diplomatie, j'y ai bien réfléchi et lui réponds en mon âme et conscience par cet article, en espérant être au plus près du sujet...sans le perturber sur ses propres impressions.

 

Au plus profond de moi, la question de la vie et de la mort, je me la pose presque chaque jour depuis mon adolescence.

Les deuils et la peur de perdre un enfant n'ont rien changé de mes valeurs et de mes implications. Car pourquoi avoir peur de mourir si l'on n'a pas vraiment envie de vivre ?

Comme le désir de vie n'est pas spontané en moi, j'ai fini par me dire que si la vie m'avait été donnée, il serait dommage de ne pas en profiter, au sens le plus positif du terme. 

 

Il me semble que l'expérience et les années m'ont forgé une façon d'aimer la vie qui évolue, avec des fluctuations, mais toujours dans le même sens : « vanitas vanitatum, omnia vanitas, vanité des vanités, tout est vanité. »


 

Source, ici

 

 

Mes choix de vie - l'indépendance, une profession qui allie mes idées à mes goûts, la conception d'un enfant, les engagements associatifs, etc - ont toujours été conduits par une réflexion profonde qui me permettait de limiter mes pulsions trop excessives. In fine, à l'âge de 55 ans et alors que je n'ai plus aucune obligation, je me dis que la vanité mène la plupart des Hommes. Car, maintenant que je suis libre et peu intéressée par les tâches ménagères du quotidien, chaque matin j'ai la possibilité de me demander : « Quel est le mieux pour mon bonheur ? » car « charité bien ordonnée commence par soi-même ».

Et je vois, suivant les périodes, car j'ai tout de même un tempérament foncièrement instable, que j'ai plus ou moins trois types de réactions :

 

  • - Si je me sens anxieuse, je deviens nerveuse et vais automatiquement vers les autres, dans le virtuel comme dans le réel. J'ai alors la sensation que la communication résout toutes mes angoisses. C'est donc moi qui ai besoin des autres parce que je ne vais pas bien! Donc faiblesse et dépendance.
  • - Si je me sens inspirée, je crée en écrivant et en faisant des collages que je souhaite transmettre aux autres. J'en suis très fière - enfin pas toujours! - et j'ai la bêtise de m'imaginer que l'on parlera encore de moi après ma mort. Donc, vanité.
  • - Et si je me sens bien, je n'ai plus le désir de communiquer ni celui de créer. Car à quoi bon se surpasser si l'on est heureux de vivre? Et j'en viendrai là à: «Beati pauper spiritu sunt»,«bienheureux les pauvres d'esprit»! Plus de vanité...à quoi bon «faire»?

 

Ce qui est très compliqué, c'est que je suis heureuse de ne pas être pauvre d'esprit. Mais il me semble que plus les humains sont intelligents plus ils se posent de questions.

 

Alors, à quoi bon entrer dans des notions de valeur où il serait plus « humain » d'aider son voisin « géographique » qu'un mec ou une nana sur le net ?

A quoi bon s'imaginer qu'aider les autres serait le summum du Bien ? N'est-ce pas surtout un moyen d'épanouir son narcissisme ? De la même façon que de créer des trucs qui ne serviraient qu'à justifier notre passage éphémère sur cette terre ?

Même si je suis convaincue que « tout est lié », je pense que nos interactions sont tellement infimes et nos intentions si individuelles, qu'il vaut mieux ne plus s'imaginer qu'il y aurait une forme supérieure d'amour ou d'altérité...

 

Je ne vois donc pas comment l'on pourrait créer des catégories ou des notions de valeurs sur le terrain de l'affect. Chaque être humain donne ce qu'il peut et dans les domaines de ses compétences...Quel qu'en soit le mode, c'est déjà ça ! Notre société a évolué vers « une communication différente et complexe ». Si l'on est heureux avec ce principe, tant mieux ! Quand mon voisin de palier qui me fait des sourires à longueurs de temps, m'emmerde et me réveille en claquant sa lourde porte, je n'ai pas envie de lui faire plaisir. Mais quand des petits cons lui ont brisé la fenêtre de sa cuisine, je me fends en quatre pour l'aider car il ne maîtrise pas bien la langue française !

Pour moi, les notions de valeur émises par de nombreux blogueurs me semblent un tantinet schématiques !

 

Et moi, quand j'ai tout fait pour oublier mes doutes, je suis heureuse ...et n'ai plus qu'une seule envie :

Jouer avec les couleurs et fabriquer des fringues, ou autre objet inutile, tout en écoutant - et regardant à moitié - des séries policières ou des documentaires très flippants qui me permettent de relativiser la douleur et remplacent les anxiolytiques...Car tout est relatif et la douleur des autres diminue la mienne.

 

Mon père était artisan.

Peut-être m'a-t-il légué en plus de son caractère, ses compétences ?

Et j'avais oublié : il paraît que les activités sportives équilibrent. Comme je les déteste, on pourra toujours dire que j'ai une carence et ne puis m'épanouir !

 

In fine, il me semble que lorsque qu'on met son ego de côté, l'on va déjà beaucoup mieux !

 

Mercredi 11 juin 2008

 

 

Je me suis fait taguer par mon ami Vandelay, ici, et je continue partiellement la chaîne de ceux et celles qui aiment bien se dévoiler sur le net.

 

Je vous suggère sept propositions inconnues sur moi, car c'est un chiffre symbolique...

 

1- Je déteste le céleri et le fromage de chèvre. Quand j'étais gamine, on voulait le faire boire du « Banania» au lait de chèvre car une biquette, dont j'avais peur, était la première productrice de lait dans la ferme de ma grand-tante. Il m'a fallu des mois avant d'arriver à obtenir du lait Gloria, en conserve. Car les chèvres bouffent du papier et du savon...le saviez-vous ?

 

2- Je suis très frileuse et habite un appartement qui ne devient chaud qu'en cas de canicule. Heureusement que je suis une accro du tricot et ai de grandes réserves...

 

3- J'ai toujours mal au bide. Il paraît que cela a un rapport avec les tempéraments anxieux.

 

4- J'ai l'air dure...et c'est le résultat de trop de tendresse gaspillée et bafouée.

 

5- J'ai été abandonnée par ma mère, une première fois partiellement et une deuxième, quand j'étais beaucoup plus âgée, entièrement.

 

6- Une journée de soleil et de lumière suffit à me réconcilier avec la vie.

 

7- Je déteste les gens qui se considèrent comme normaux. Donc, j'aime tous les autres...

 

En revanche, je ne connais pas six personnes sur le web qui marcheront dans le jeu. Et je n'aime pas le principe des chaînes. Alors, les jeunes, il faudra faire avec !


Source, ici.

J
e peux vous en donner trois, mais je ne connais pas vraiment ces petites nanas qu'on m'a présentées comme très sympas.

Kanaillou, ici ,lostkira, ici et stephie ici.

Bon, allez, je veux bien vous envoyer encore sur un pote: racaille du 69, ici, et un autre que je connais moins mais qui me paraît cool, Tiger, ici et pour finir, une que je déteste, Catharina, ici...Au moins, je n'aurai pas de regret à lui imposer un truc dans lequel elle n'aura pas envie de marcher!

Eh, ben, finalement j'en ai six et suis parvenue à remplir le contrat!
Alors, branchez-les !


Dimanche 1 juin 2008

 

 

 

Suite à l'article sur mon expérience dans un SEL, ici, j'ai reçu un certain nombre de questions qui me semblaient valoir la peine de vous envoyer quelques précisions.

...Lors de la réunion de bureau où j'ai sorti tout ce que j'avais sur le cœur au niveau des dérives et du fonctionnement autocratique de la présidente, après s'être difficilement retenue de m'envoyer une gifle - il y avait des témoins - elle m'a spontanément proposé de me rendre ma cotisation afin que je dégage des lieux le plus vite possible. Sur le moment, je n'ai rien répondu, puis deux jours après, je lui ai envoyé le mail qui suit :

 

 

Bonsoir Bernie !

 

Je vais te faire un grand plaisir en acceptant ta proposition de me rendre les 15 € d'adhésion.

Afin de ne pas te déranger et d'éviter de te voir, je te propose avec l'accord de Raymondi, de déposer cette somme et le reste chez lui, lors de la soirée lecture du 04 Novembre.

 

Ensuite, nous nous appellerons afin que je récupère le tout, lui rende son bouchon de Champagne et lui dépose mon reçu d'adhésion et autres formulaires.

 

 

Je te demande donc de me rapporter chez Raymondi:

 1-  Les 15€ en espèces, car cela m'arrange moi aussi.

 2-   Mes couverts et le plateau oubliés le 13 Octobre.

 3-    Les deux livres que je t'ai prêtés.

 

Je te remercie par avance.

Je n'aime pas vraiment les ambiances glauques, ni l'autocratie.

 

Salut...et fraternité (disait mon père).

 

Merci de ta réponse.

 

A.

 

                                   ***

 

Et voici l'échange de mails que cela a déclanché :

(En noir, Mme La Présidente, et en violet, la petite Alice qui a des tuyaux pour devenir très grande!)

Voilà, Alice,
ce que je te propose pour la suppression de ton adhésion :

 

 Voilà Bernie ce que je te réponds :


 1) En ma présence, (seule ou avec tout autre membre du bureau si tu le demandes),
mais absolument pas par l'intermédiaire de Raimondi qui ne veut pas tenir ce rôle,

J'en doute, car il ne me tient pas le même discours !


(je le lui ai demandé par téléphone cette après-midi) et ce n'est d'ailleurs pas son rôle
de se
subsituer aux membres du bureau pour un problème d'inscription.

Si tu tiens tout à coup à pratiquer d'une façon réglementaire, je t'informe que les « problèmes d'argent » concernent le trésorier. Dans ce cas quand R.(le trésorier) s'ennuie, il peut passer chez moi pour la transaction. Puisque pour le moment, je suis encore adhérente, je lui donnerai un chèque en grains.

D'autre part, ce serait si simple de m'envoyer un chèque à mon domicile, chèque dont tu pourrais déduire 0,70 € en paiement du timbre et de l'enveloppe.


2) Lieu et horaire :
-- Chez moi, Mardi matin 4 décembre à 10h ou à 10h 30 ou à 11h,
                 ou Jeudi matin 6 décembre à 10h ou à 10h 30 ou à 11h.
-- Ou chez Raimondi le mardi 4 décembre à 19h 45, avant la soirée lecture.

Tu me dis, s'il te plaît, quel est l'horaire que tu choisis, et si aucune de mes propositions ne te convient
tu me téléphones demain mercredi 28 décembre, à la maison,
au 01.4... entre 18h 30 et 20h ou entre 22h30 et 23h 30,
pour qu'on puisse discuter de la date et de l'horaire de ce rendez-vous.

Pas le temps ni l'envie de prendre R-V avec toa, comme je te l'ai déjà précisé.

Je te rappelle que lors de la réunion de bureau, c'est TOI qui m'as spontanément proposé de me rendre les 15 € de mon adhésion. Les deux élues, C.C. et B.L en sont témoins. Alors, si tu as vraiment envie de « faire compliqué », moi je vais « faire très simple ». Tu conserves mon adhésion et je reste adhérente au SEL de Noiseau. Tu auras ainsi le plaisir de me voir plus souvent puisque cela semble te tenir à cœur.

3)
Modalité du remboursement :
Les 15€ en espèces avec reçu signé par toi ou en chèque du Sel de Noiseau.

Tu me dis ce que tu choisis comme mode de remboursement, s'il te plaît.

 J'ai déjà écrit plus bas que je préférais en espèces, mais pour un éventuel envoi postal, le chèque me semble plus commode. Alors, franchement, quelle importance ?


J'apporterai, évidemment en plus couverts et plateau oubliés le 13 Octobre et deux livres prêtés.

Pour les deux livres et la vaisselle, je ne pense pas qu'il soit « légalement »  nécessaire que je vienne chez toi ni qu'il y ait quelqu'un du bureau. Alors, puisque Raimondi ne semble pas te convenir, je peux passer par quelqu'un d'autre.

 

Merci de ta réponse.
A bientôt.
B.B (présidente du Sel de Noiseau).

 

A bientôt.

A. Adhérente n°... du SEL de N.

 

                                   ***

 

Bonsoir A.,

N'ayant pas eu de réponse de ta part (ni accusé de réception)
mercredi 28/11/2007, ni jeudi 29/11/2007, ni vendredi 30/11/2007
à mon mail de mardi soir 27/11/2007 (trés tard)
intitulé "Modalités de la suppression d'adhésion de Salomé",
et te sachant rapide à répondre aux mails,
j'ai pensé que tu avais un problème momentané avec ton ordinateur.

Donc vendredi soir 30/11/2007,
je t'ai fait un courrier postal dans lequel je t'ai envoyé mon mail de mardi 27/11/2007
et j'y ai mis le chèque de remboursement de 15€ de ton adhésion,
car ta phrase "
Afin de ne pas te déranger et d'éviter de te voir"
était, somme toute assez sage.

De ce fait, ta réponse ci-dessous n'a plus de raison d'être
car tu n'es, à ce jour, plus adhérente du Sel de Noiseau.

Bonne nuit à toi.
B.B.
(présidente du Sel de Noiseau).


                                  



Création Sol'R: La main de BB

                             ***

Je tiens, à ce moment de la situation, à apporter quelques détails afin de conclure.

 

Tout d'abord, la chef a diffusé à tous les adhérents des copies tronquées de nos mails en omettant certaines conditions qu'elle exigeait.

Ensuite, elle a téléphoné à toutes les personnes avec lesquelles j'étais entrée en contact afin de les convaincre de ma « dangerosité » pour la bonne continuation de l'assos.

J'ai alors reçu des mails moralisateurs ou insultants de personnes qui m'avaient raconté pis que pendre sur le fonctionnement autocratique de B.B... J'ai donc pu  constater des retournements de veste au gré des intérêts personnels de chacun, qu'ils soient pécuniaires ou politiques...

J'ai été soutenue par deux personnes, seulement,  dont une qui m'a bien poussée à continuer à dénoncer certaines dérives, essentiellement matérielles, sans toutefois être choquée par le prosélytisme ésotérique.

 

Dégoûtée de l'état d'esprit qui régnait dans cette association soi-disant exemplaire, j'ai récupéré ma mise de fonds afin de cesser toute polémique et de me retirer des pattes d'une perverse qui s'assume grâce à la faiblesse psychologique de certaines personnes très seules et à des intérêts matériels d'autres qui ne valent pas mieux que des PDG ripoux ou des pros de l'économie parallèle.

 

 Au pays des aveugles, les borgnes sont rois !

 

 
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