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Mercredi 4 juin 2008


J'ai entendu hier soir sur FR3, dans l'émission "Ce soir ou jamais" une chanteuse de jazz qui m'a séduite sur tous les plans.

Je vous envoie le lien, en espérant qu'il tiendra plus de huit jours!

FANNYTASTIC, super dynamique! 



Dimanche 27 avril 2008

 

 

J'en ai marre que les zonards se réunissent sous ma fenêtre ou squattent mon hall en se défoulant sur une société qui ne leur convient pas...à moi non plus d'ailleurs !

Quand Sarko va-t-il leur proposer une occupation aussi intéressante que l'économie parallèle ?

 

J'en ai ras l'bol de tous ces beaufs qui envahissent l'espace avec leurs conversations sur des portables : où que l'on soit, où que l'on aille, ils sont là avec leur tétine ! A quand le cancer pour tous ceux qui y sont collés la moitié du temps ?

 

Je n'en peux plus que ma fille m'agresse en permanence pour un oui ou pour un non. Plus je tente de me rapprocher d'elle, moins ça marche. Merci aux psys en tous genres qui ont tenté de m'orienter vers ce qui n'était pas moi-même ! ...Et surtout bien culpabilisée sur ma fonction de mère assumant seule l'éducation de son enfant.

 

Je m'angoisse d'arriver à la retraite au moment où tout est là pour nous confirmer que nous n'aurons bientôt plus droit à rien. Je ne suis pas du genre à vouloir dépasser mon espérance de vie, bien au contraire. Je préfère vivre mieux et moins longtemps que végéter. Mais tout de même ! Pourquoi accepter de perdre nos acquis en faveur des riches et des tout-puissants ?

 

Je trouve plus que pénible que l'on me balance des insultes ou casse les vitres de ma voiture, ma boîte aux lettres, mes fenêtres sous prétexte que je demande gentiment qu'on me foute la paix ! A quand la réforme de la police qui permette d'établir des relations autres que des violences ?

 

J'en ai marre que les plus nuls de la résidence ramènent leurs potes afin de mieux nous chier dessus. Merci à l'Etat de me contraindre à résider dans un environnement que je ne supporte plus ! Le pognon, toujours pour les mêmes, et ceux qui n'en ont pas, toujours dans les ghettos, même s'ils n'ont rien à voir les uns avec les autres. Que l'on propose une île au même tarif et j'y cours tout de suite !

 

Je suis dégoûtée d'avoir une mère qui n'a jamais été tendre avec moi et m'a abandonnée quand je souffrais trop. Merci aux bigots de dire qu'il faut toujours pardonner, à la psychanalyse de m'avoir fait croire qu'on pouvait tout changer... et à Delarue de retourner le couteau dans la plaie !


 Source: http://bastian.blog.lemonde.fr/2007/10/31/solitude/

 

 Je remercie  l'Education Nationale de m'avoir culpabilisée et affaiblie car je ne parvenais pas à gérer les dingues et n'entrais pas dans ses programmes débiles ! Quand certains enseignants se suicident, cela finit par être rentable pour le système. Mais quand ils résistent dans les pires souffrances, cela coûte à la CPAM. Une meilleure gestion demanderait à cibler les problèmes et à en tenir compte. Mais où sont les personnes compétentes ? Tout est calculé à court terme. D'où la répétition des erreurs ! J'ai vraiment du mal à accepter les carences intellectuelles de nos gouvernants. Je ne prétendrais pas accéder au bonheur intégral s'ils voyaient plus loin que le bout de leur nez, mais je suis convaincue que j'en baverais moins....sur tous les plans. Car le malaise actuel de notre société ne se résume  pas à une situation individuelle mais au manque de lien social. Je fais ce que je peux pour apporter ma contribution, mais je ne reste qu'une goutte d'eau intégralement disproportionnée  au pouvoir de nos dirigeants.

 

Vous allez me dire que je n'ai pas su apprécier cette merveilleuse journée de printemps.

Il se trouve que les stress et les réactions violentes de ceux qui galèrent augmentent dès que le soleil apparaît.

 

En cette minute, j'ai le bonheur de partager un silence intégral. Rien ne me rassure plus dans la banlieue où je demeure ! J'entends un oiseau me souhaiter une douce nuit. Je vais bientôt me concocter un bon repas afin d'oublier les autres et de m'oublier moi-même. Quelle chance j'ai de ne pas avoir seulement trois grains de riz à ingérer, de pouvoir lire de merveilleux auteurs et écouter Chopin...tout en buvant une chopine. Hum ! C'est mauvais, mais ça fait du bien.

 

 

Mercredi 26 mars 2008

 

 

Je ne suis pas philosophe, mais il m’arrive souvent de me poser des questions sur l’existence et les réactions humaines.

 

Suivant les évènements désagréables qui m’arrivent, je ne cesse d’entendre plusieurs points de vue différents qui oscillent entre ces types de propositions :

 

«-Tu n’as vraiment pas de chance !

 -N’aurais-tu pas tendance à entrer dans un statut de victime ?

-Tu portes la poisse !

-Finalement, tu es née sous une bonne étoile ! »

 

Quand je remue bien toutes ces réflexions dans un sac de soie puis essaie de trier, voire choisir l’essentiel, le non-dit à travers les mots, j’en conclus que tout est à la fois faux et juste et que ce n’est pas de moi dont on parle, mais de la relation. Moi à travers l’autre n’est pas plus signifiant de moi que de l’autre.

 

Je développe :

 

 1-Tu n’as vraiment pas de chance !

 

Cette idée que la chance puisse être donnée à la naissance m’a toujours été, si je me souviens bien,  jetée comme un sort, de la part de personnes, et surtout de femmes, qui s’étaient tellement enferrées dans leurs problèmes et avaient si mal réagi, à court comme à long terme, qu’elles ne pouvaient s’imaginer une seconde qu’il existe la moindre possibilité d’interagir et de modifier son sort. Croyance religieuse ou éducative ? Croyance tout de même en une puissance supérieure, voire paranormale.

Cette idée me semble trop simpliste et ne me convient pas.

 

2- N’aurais-tu pas tendance à entrer dans un statut de victime ?

 

Alors, celle-là vient essentiellement de gens qui sont nés « le cul bordé de nouilles » et très à l’aise dans la société, sûrs de leur bons droits, sans se poser de questions du type : « Liberté, Egalité, Fraternité, ces trois concepts ont-ils un sens profond et surtout une réalité ? ».

Eux sont dans la lumière, les autres dans l’obscurité.

Ils ont un guide transcendantal. Nous sommes aveugles.

Et, malgré leur croyance en un Paradis hors de terre, ils commencent à être sensibles à la souffrance qui les avait jusqu’alors épargnés.

Exemple, un jour, l’ancêtre de la famille vient à mourir – le vent souffle où il veut et quand il veut ! –, ils ressentent un chagrin nouveau et ont comme l’impression que la vie n’est pas toujours rose ! Oui, la vie n’est pas éternelle quand on souhaite communiquer !

 

Mais Dieu reconnaîtra les siens !

I

 

3 -Tu portes la poisse !

 

Nous passons-là au degré supérieur de la superstition.

Cette impression pour des êtres mal assurés relève du même processus que l’idée d’une contamination par contact épidermique avec une personne atteinte du virus HIV.

L’impossibilité scientifique – et par conséquent l’absurdité de la situation – devrait suffire  à persuader que ce genre de propos ne peut être accepté que de la part de personnes en déficit intellectuel et qui n’ont surtout aucune responsabilité dans le monde du travail.

Pourtant, j’ai subi cette pensée rétrograde durant deux ans dans ma fonction d’instit !

Ayant vécu une accumulation de galères, tout en conservant un tempérament très réaliste, certaines collègues, des moins intelligentes, ne supportaient plus d’entendre mes réflexions et mes propos qui ne faisaient que constater des faits personnels ou professionnels. J’allais forcément trop loin car je les dérangeais.

Jamais dans ma vie privée je n’ai ressenti ces superstitions rétrogrades. Bien au contraire ! Les personnes, nombreuses, desquelles je me suis éloignée m’ont très souvent remerciée de la chance que je leur avais procurée. Voire, si elles étaient bouffées par l’orgueil, elles se sont tues.

J’accepte mal aujourd’hui de n’avoir pas pu dialoguer dans l’exercice de mes fonctions d’agent de l’Etat.

 

4- Finalement, tu es née sous une bonne étoile ! 

 

Là nous entrons dans le domaine des plus heureux, ceux qui ont gardé une part de rêve !

Leur croyance me semble aussi aléatoire, mais eux, ont, dans le caractère et la personnalité, une forme de joie...et de motivation qui leur permet de tenir le coup, quoiqu’il arrive.

Ceux-là n’auraient-ils pas surtout une confiance en eux imperceptible aux autres ? Une foi en eux-mêmes qui leur permette de franchir toutes les étapes et de gagner tous les combats ?

En s’appuyant sur ce qui leur est donné. Si ce n’est l’héritage, le moindre rayon de soleil, le plus humble sourire, et surtout ce que nous offrent tous les artistes dans leur vision du  réel.


 

Création Sol'R
Pour la citation, voir ici.
 

Depuis quelques jours, j’ai beaucoup écouté le groupe arménien BRATSCH qui m’a fait entrer dans l’allégresse et je vous incite à aller sur leur site :

http:/www.bratsch.com/
 



Il suffit d’ouvrir vos haut-parleurs pour entendre le meilleur.

 

 
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