Je ne suis pas philosophe, mais il m’arrive souvent de me poser des
questions sur l’existence et les réactions humaines.
Suivant les évènements désagréables qui m’arrivent, je ne cesse d’entendre plusieurs points de vue différents qui
oscillent entre ces types de propositions :
«-Tu n’as vraiment pas de chance !
-N’aurais-tu pas tendance à entrer dans un statut de victime ?
-Tu portes la poisse !
-Finalement, tu es née sous une bonne étoile ! »
Quand je remue bien toutes ces réflexions dans un sac de soie puis essaie de trier, voire choisir l’essentiel, le
non-dit à travers les mots, j’en conclus que tout est à la fois faux et juste et que ce n’est pas de moi dont on parle, mais de la relation. Moi à travers l’autre n’est pas plus signifiant de moi
que de l’autre.
Je développe :
1-Tu n’as vraiment pas de chance !
Cette idée que la chance puisse être donnée à la naissance m’a toujours été, si je me souviens bien,
jetée comme un sort, de la part de personnes, et surtout de femmes, qui s’étaient tellement enferrées dans leurs problèmes et avaient si mal réagi, à court comme à long terme, qu’elles ne
pouvaient s’imaginer une seconde qu’il existe la moindre possibilité d’interagir et de
modifier son sort. Croyance religieuse ou éducative ? Croyance tout de même en une puissance supérieure, voire paranormale.
Cette idée me semble trop simpliste et ne me convient pas.
2- N’aurais-tu pas
tendance à entrer dans un statut de victime ?
Alors, celle-là vient essentiellement de gens qui sont nés « le cul bordé de nouilles » et très à
l’aise dans la société, sûrs de leur bons droits, sans se poser de questions du type : « Liberté, Egalité, Fraternité, ces trois concepts ont-ils un sens profond et surtout une
réalité ? ».
Eux sont dans la lumière, les autres dans l’obscurité.
Ils ont un guide transcendantal. Nous sommes aveugles.
Et, malgré leur croyance en un Paradis hors de terre, ils commencent à être sensibles à la souffrance qui les
avait jusqu’alors épargnés.
Exemple, un jour, l’ancêtre de la famille vient à mourir – le vent souffle où il veut et quand il veut ! –,
ils ressentent un chagrin nouveau et ont comme l’impression que la vie n’est pas toujours rose ! Oui, la vie n’est pas éternelle quand on souhaite communiquer !
Mais Dieu reconnaîtra les siens !
I
3 -Tu portes la
poisse !
Nous passons-là au degré supérieur de la superstition.
Cette impression pour des êtres mal assurés relève du même processus que l’idée d’une contamination par contact
épidermique avec une personne atteinte du virus HIV.
L’impossibilité scientifique – et par conséquent l’absurdité de la situation – devrait suffire à persuader que ce genre de propos ne peut être accepté que de la part de personnes en déficit intellectuel et qui n’ont surtout aucune responsabilité dans le monde du travail.
Pourtant, j’ai subi cette pensée rétrograde durant deux ans dans ma fonction d’instit !
Ayant vécu une accumulation de galères, tout en conservant un tempérament très réaliste, certaines
collègues, des moins intelligentes, ne supportaient plus d’entendre mes réflexions et mes propos qui ne faisaient que constater des faits personnels ou professionnels. J’allais forcément trop
loin car je les dérangeais.
Jamais dans ma vie
privée je n’ai ressenti ces superstitions rétrogrades. Bien au contraire ! Les personnes, nombreuses, desquelles je me suis éloignée m’ont très souvent remerciée de la chance
que je leur avais procurée. Voire, si elles étaient bouffées par l’orgueil, elles se sont tues.
J’accepte mal aujourd’hui de n’avoir pas pu dialoguer dans l’exercice de mes fonctions d’agent de l’Etat.
4- Finalement, tu
es née sous une bonne étoile !
Là nous entrons dans le domaine des plus heureux, ceux qui ont gardé une part de rêve !
Leur croyance me semble aussi aléatoire, mais eux, ont, dans le caractère et la personnalité, une forme de
joie...et de motivation qui leur permet de tenir le coup, quoiqu’il arrive.
Ceux-là n’auraient-ils pas surtout une confiance en eux imperceptible aux autres ? Une foi en eux-mêmes qui
leur permette de franchir toutes les étapes et de gagner tous les combats ?
En s’appuyant sur ce qui leur est donné. Si ce n’est l’héritage, le moindre rayon de soleil, le plus humble
sourire, et surtout ce que nous offrent tous les artistes dans leur vision du réel.
Création Sol'R
Pour la citation, voir ici.
Depuis quelques jours, j’ai beaucoup écouté le groupe arménien BRATSCH qui m’a fait entrer dans l’allégresse et je vous incite à aller sur leur site :
http:/www.bratsch.com/
Il suffit d’ouvrir vos haut-parleurs pour entendre le meilleur.
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