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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 21:29
Un sujet préocupant. Sans discours mais dans l'action.
Qui reste pour moi la meilleure façon d'avancer.
 Société 08/01/2011 à 18h06

Jeudi noir dénonce le «blocus» par la police de son nouveau squat.

Une trentaine de militants occupe depuis plusieurs jours un immeuble vacant près de l'Elysée à Paris.

130 réactions

 

L'occupation vise, selon le collectif, à «dénoncer l'indifférence du gouvernement vis-à-vis

 

L'occupation vise, selon le collectif, à «dénoncer l'indifférence du gouvernement vis-à-vis d'une crise du logement qui s'aggrave à mesure que se gonfle la bulle immobilière». (© AFP Bertrand Guay)

 Des militants de l'association Jeudi Noir, qui occupent depuis plusieurs jours un immeuble vacant près de l'Elysée, se sont rassemblés samedi en face du bâtiment pour dénoncer le "blocus" par la police, qui contrôle les allées et venues des occupants.

Plusieurs élus, dont l'eurodéputée Europe Ecologie Eva Joly, ont pénétré dans cet immeuble de bureaux, propriété de l'assureur Axa, situé au 22, avenue Matignon (Paris VIIIe), pour apporter soutien et ravitaillement aux squatteurs.

Sac à dos rempli de victuailles et galette des rois à la main, Eva Joly a traversé une nuée de journalistes et salué l'action "légitime" de Jeudi Noir contre le mal logement.

"La précarité des jeunes, la précarité des gens" est une "grande cause", a souligné l'eurodéputée, précisant que cela constituera "un des grands thèmes" de sa campagne présidentielle, si elle est désignée candidate.

"On était une trentaine à dormir dans les lieux jeudi soir et ceux qui sont sortis hier (vendredi) matin n'ont pas pu rentrer dans le bâtiment", raconte Elise Aubry, 28 ans, qui s'est également vu refuser l'entrée. "On est complètement assiégés", s'insurge la jeune femme.

Huissier

"La préfecture nous impose un blocus depuis hier (vendredi)", dénonce Julien Bayou, porte-parole de Jeudi noir et qui exige la "levée du dispositif".

"On n'est pas contre une présence policière mais ils ne doivent pas empêcher les allers et retours", a-t-il précisé, alors qu'une dizaine de policiers sont sur place.

D'après une source policière, "les policiers sont présents pour des problèmes d'ordre public et de circulation et en raison de la proximité de l'ambassade d'Israël", sise rue Rabelais.

"On a fait constater l'occupation du lieu par un huissier, on est habitant de ce lieu depuis cinq jours, c'est une atteinte à la liberté de circuler", martèle Simon Cottin-Marx, 24 ans, militant du collectif.

Présente sur les lieux, Emmanuelle Cosse, vice-présidente (Europe Ecologie) du conseil régional d'Ile-de-France chargée du logement a dénoncé "une stratégie d'essouflement du mouvement alors que l'occupation marche bien".

Le collectif Jeudi noir a réalisé un nouveau coup d'éclat cette semaine en occupant cet immeuble de bureaux - 2500 m2 de superficie, aux façades de verre et de métal - à deux pas de l'Elysée et du ministère de l'Intérieur - pour attirer l'attention sur le sort des étudiants et jeunes actifs mal logés, une opération soutenue par la gauche et le Modem.

Les membres de Jeudi noir avaient été expulsés fin octobre 2010 d'un immeuble place des Vosges qu'ils avaient occupé pendant un an.

(Source AFP)

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commentaires

Blutch 12/01/2011 00:09



Malgré sa devise, la France est le pays où l'exception fleuri le mieux... Il y a peut-être justement un rapport de cause à effet.



Salomé 15/01/2011 22:23



Quand on n'a pas de règles, on préfère l'exception!



Blutch 11/01/2011 20:45



Le président des riches n'octroie plus de droit d'exister au pauvres. La loi LOPPSI 2 est claire à ce sujet, et ce n'est plus qu'une affaire de police. Le préfet à la possibilité d'expulser en 48
heures tous les gens qui se logent sans passer par les marchands de sommeil. Toutes les habitations précaires et les squats sont visés.
Sachant que les assainissements des banlieues passent par une très forte augmentation du loyer par une explosion des charges, il y aura toujours plus de gens obligés de se loger de manière
précaire avant d'être mis à la rue sans un quelconque contrôle de la part de la justice.
Heureusement que Jeudi noir et le droit au logement existent.



Salomé 11/01/2011 21:59



Ce qui me surprend dans ma banlieue, c'est que certains qui ne paient pas se débrouillent pour conserver leur logement, alors que d'autres, pas plus
aisés mais qui assument par leur travail se font virer. N'y aurait-il pas des priorités obscures dans le fonctionnement de la  société de HLM super championne en magouillages de toutes
sortes?



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