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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 01:15

LE CRI PARODIE ceciledequoi 

ALICE AUX PAYS DES MERVEILLES ERRE A LA SORTIE DU TUNNEL ET CHERCHE UN MÉCÈNE

... POUR SA PROMO

ELLE NE COUTE PAS CHER CAR ELLE FAIT TOUT ELLE MÊME

 

OU POURQUOI PETITE BOURGEOISIE ÉGALE FRILOSITÉ

 

 C'est notoirement connu, Lewis, le père d'Alice, aimait trop les enfants et avait été diabolisé par la petite bourgeoisie  ayant peur pour sa progéniture. De la même façon, plus récemment, que Michaël JACKSON. Donc, Alice qui aimait son père, détestait les bourgeois depuis sa petite enfance (Lire mon article intitulé :" Halte à la parano!").

 

Dans sa longue remontée du tunnel elle en rencontra grand nombre. Mathématiquement logique puisque leur prolifération est directement proportionnelle à l'angoisse générée par une situation environnementale asphyxiante. Plus les moyens manquent, plus le peuple est courageux et les bourgeois  frileux. Durant la crise de 2011, Alice se demandait comment elle allait enfin grandir à nouveau et s'épanouir, fleur en son jardin secret.

Elle comptait au départ plus sur l'aristocratie cultivée que sur la petite bourgeoisie. Mais en province, la différence est plus ténue qu'en mégapole et elle se pliait les nerfs en quatre pour déceler qui commencerait à lui prêter un terrain plat, sinon une estrade.

 

TUNNEL EXPO TIM

 

Elle avait presque toujours fait passer la solidarité féminine avant la solidarité de classe. Ce jour-là, elle remit en cause ses convictions. L'ostracisme règne en maître. Les différences qu'Alice accumulait étaient suffisamment nombreuses pour tenir compte de celles qui lui seraient les plus favorables à l'élargissement de son audience. 

La femme? Le peuple ? La bourgeoisie? Le prolo ?

" Allez, se dit-elle, comment puis-je m'en sortir si je ne compte que sur les femmes prolotes?"… à ne pas confondre avec les pleurotes. Hé Oui!  Les prolotes sont toujours prêtes au fendage de gueule puisque c'est la seule chose qui ne coûte rien de nos jours.

 

Pour l'écriture travaillée en solitaire, il lui semblait assez simple de trouver des contacts parmi ses éditeurs de référence. 

Ses réalisations picturales pouvaient plaire aux femmes ayant pris quelques cours d'histoire de l'art pour apprendre à aménager un appartement, voire à une femme sensible. 

Mais ses sketches subversifs ne passaient pas n'importe où et plus elle approchait de nouveau les bourgeois, plus les remontées acides lui envahissaient à nouveau les boyaux quand elle voyait leurs réactions. Desproges disait qu'on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui. Roucas  prétend qu'il a dit  une grosse connerie. Alice, elle,  se tâte. Elle sent qu'elle a assez de portraits dans sa gibecière pour que le parvenu se moque du pas-encore-parvenu-à-l'échelon-supérieur. Mais pour qu'elle y parvienne, il lui faudrait une passerelle qui passe par celle ou celui qu'elle parviendra à toucher. Vous voyez là comme il est complexe de faire marrer ceux qui préfèrent se morfondre ou dormir.

Bien entendu, Alice accepte toute suggestion de ses amis réels ou virtuels car elle n'est pas encore prête à se prostituer auprès de ses anciennes conquêtes devenues célèbres avant elle. D'ailleurs, le sera-t-elle un jour? 

Moi qui la connais bien, je ne le crois pas. En revanche, je sais sa tendance kamikaze et je me dis que si notre merveilleux pays manque de comiques qui se mouillent, elle arrive au bon moment. Et tant pis pour les jeunes qui sont tous fatigués!

 

Alice entendait sans cesse les anciens lurons clamer de la boîte à cons que les comiques d'aujourd'hui ne prennent pas de risques. Et par là, que la force de leur humour en est amoindrie. C'était en tous points ce qu'elle se disait elle-même. Quand, elle s'entraînait à faire marrer dans la zone, car bien sûr elle y avait atterri direct à son éjection du fond du tunnel, elle obtenait un franc succès et les remerciements de tous pour leur faire oublier quelques minutes leur lutte pour subsister.

 

LE CRI PARODIE ceciledequoi

 

Quand elle se retrouvait involontairement en compagnie de braves gens qui n'aiment pas queue…, elle n'entendait que des Chhhhut! et des "Silence, on ne tourne pas mais-quand-même-veuillez-baisser-le-ton-Mâdâââmeuh… ou vous éloigner". 

Avec un téléphone dont le fil mesure 40 cm de long, pas facile d'aller très loin! 

 

Car chez ces gens-là, M'dame, on n'pense pas, on compte... 

 

La bourgeoisie ne voit pas plus loin que le bout de son lorgnon. De même qu'elle n'entend que ce qui la dérange.

 

Alors, pour son "One Woman Show" dont le répertoire commençait à s'étoffer, elle pensa ce jour-là qu'elle allait, comme lors de cette soi-disant révolution soixante-huitarde, commencer par chercher le "Café de la Gare" de chaque ZIC, ZAC, ZUP, ZONE qui lui ouvrait les bras sur un périmètre auquel elle n'aurait jamais pensé. Elle finirait bien par tomber sur un Collari ou un Weissman quelconque qui entendrait la puissance de ses hurlements avant que le monde ne s'étrangle dans son écharpe de mohair calorifugène.

 

Lire 1er et épisodes en cliquant sur les nombres.


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  • Passionnée par la frontière entre la norme et l’exception. Trop longtemps enseignante, j'ai rendu les armes plus tôt que prévu et je me consacre à ce que j'aime: l'écriture, les arts plastiques et les débats de société... et ça va chauffe
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