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Samedi 4 juillet 2009

Aujourd'hui, c'est un article du
mammouth déchaîné qui m'a fait frémir.
Ou allons-nous? Je cauchemarde.



   Recul des libertés publiques? Le traitement réservé aux enfants, bébés ou écoliers, est à cet égard éloquent. Laissons donc la parole aux faits (et tant pis pour ceux qui croient encore aux contes de fées...).
 

    Un enfant de 4 mois placé dans un centre de rétention?
    Le juge ordonne la remise en liberté de la famille pour procédure irrégulière, mais le procureur fait appel de cette décision.
Détail de l'histoire.

 

    Enquête sur un enfant de trois ans?
Des gendarmes dans une maternelle pendant le temps scolaire pour enquêter sur les mœurs (tenue vestimentaire, absentéisme, comportement) d'un enfant de 3 ans?
    Quoi de plus naturel! Il n'y a que la directrice de l'école pour s'étonner du procédé.
Détails.

 

    Un enfant de 6 ans arrêté par 6 policiers en flagrant délire devant une école (il est suspecté d'être un dangereux apprenti gangster voleur de vélo) .
    Le directeur départemental de la police vole au secours de ses subordonnés, affirme que toutes les règles ont été respectées et parle de "non-événement".
Détails.

 
     Des gendarmes et un chien dans un collège du Gers?
    Des élèves se plaignent d'avoir dû subir des fouilles corporelles et des plaisanteries douteuses
.
    Le principal déclare que les policiers sont intervenus dans le cadre d'une opération nationale et un gendarme explique à des journalistes de Libération qu'il s'agit de "frapper les esprits ". C'est réussi !
Détails.
 

    Des policiers frappant des collégiens par erreur dans une gare?
La ministre de l'intérieur s'en prend aux enseignants! (Mammouth Déchaîné 01/04.)
Détails.

 

    Un lycéen poursuivi pour avoir craché par terre devant son lycée?
L'affaire aurait pu être classée sans suite, mais on a préféré exhumer un vieux décret vichyste de 1942 interdisant de "cracher ailleurs que dans les crachoirs" pour traîner le délinquant devant le Tribunal de police...
Détails.

    Et la liste n'est pas exhaustive, loin de là, puisqu'elle mentionne seulement quelques (voies de) faits concernant les gosses – bébés, enfants et ados, que l'on veut maintenant fouiller dans les écoles (et bientôt dans les crèches?) !
    Quoi d'étonnant, dans ces circonstances, que les rapports entre la population et la police se tendent, que la parole se libère alors que les procès pour outrage se multiplient (31000 en 2008
)?

    Au fait, qu'a bien pu vouloir dire ce prof de philo poursuivi pour tapage injurieux après avoir crié "Sarkozy, je te vois " à des policiers qui procédaient à un contrôle d'identité un peu trop musclé à son goût?

    Et qu'a bien pu vouloir dire Corinne Lepage, pourtant peu soupçonnable de gauchisme, en parlant d'un "système pré-totalitaire "?

    Non. Ce n'est pas possible. Tout cela ressemble trop à un conte à dormir debout…

Rendez-vous sur le site pour des infos croustillantes.

Par Alice - Communauté : Femmes Engagées
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Commentaires

Chère Alice,
                 je repense avec nostalgie à Coluche, lorsqu'il faisait dire à un de ses personnage, gangster de son état:" ne craignez rien, on est des gangsters, pas des policiers...".
Depuis le temps que le Prince met tous les pouvoirs, toutes les autorités au garde-à-vous, en état d'allégeance (non pas à la République ou au peuple français, mais à sa personne.... euh pardon, Sa Personne).
Alliot-Marie a fait de l'ordre dans l'armée, puis dans la police. Maintenant elle est chargée de mettre les juges "en état de réceptivité volontaire aux voeux probables de sa Majesté". Autrement dit: Imaginez ce qui ferait plaisir à Sarko et faites-le sans qu'on doive tout vous expliquer.
L'avenir nous dira si les juges ont tirés les leçons de l'état de subordination que leurs prédécesseurs avaient lâchement concédés à Pétain. Leurs obligations sont envers la République et le peuple français, c'est tout. Sauront-ils se le rappeler? Auront-ils le courage de préférer la Justice à la Promotion individuelle?
Le pouvoir dictatorial de Pétain était inqualifiable, malgré l'excuse de la loi martiale.
Combien verront nous de Papon, et combien de Jean Moulin?
Amitiés
Reynald
Commentaire n°1 posté par reynald le 05/07/2009 à 02h04
 
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