J'ai lu que l'odorat est le premier sens qui se développe chez l'enfant. Ce qui n'est pas surprenant puisqu'il
est aussi le plus pointu chez les mammifères.
Certains osent accuser ceux et celles qui ne « sentent » pas les autres de la même façon que leurs proches. On les taxe de racistes et prétend que c'est un faux problème. Je suis
désolée de dire que ce jugement me semble un tantinet simpliste. Nous pourrions, à ce niveau affirmer que les non-fumeurs sont ostracistes en reniflant des senteurs de tabac sur les vêtements et
dans le lieu d'habitation des fumeurs. Je puis vous affirmer avoir eu les mêmes impressions durant les périodes où j'ai tenté de décrocher de la cigarette.
De même, l'homme et la femme ne dégagent pas la même odeur. Il paraît que cela vient des phéromones !
J'en déduis donc que toute différence peut-être sentie...et que ceux qui ont l'odorat peu développé supportent mieux leur environnement.
D'autre part, j'ai constaté au cours de ma vie que d'autres critères pouvaient intervenir sur l'acuité de l'odorat...surtout chez les femmes.
Tout d'abord, les hormones. Quand j'étais enceinte, je me souviens encore de deux malaises insupportables. Quand le père de ma fille partait au travail et venait déposer discrètement un baiser sur ma bouche, la nausée me prenait instantanément à cause de l'odeur de son eau de toilette avec laquelle il ne lésinait pas. Il m'a fallu plusieurs semaines avant d'oser le lui dire. Bien entendu, comprenant mal mes poussées d'hormones, il en fut très vexé. Ensuite, à cette époque, nous sortions souvent au quartier latin. Quand j'arrivais rue de La Huchette, j'avais l'impression que toutes les odeurs d'urine de chiens...ou d'hommes remontaient, sortaient des murs et m'assaillaient de tous côtés.
Une deuxième situation m'a fait quasiment le même effet. Quand je bois trop d'alcool durant quelque temps, je me retrouve avec les mêmes symptômes...enfin, légèrement moins puissants. Ce qui m'agresse particulièrement dans ces moments-là, c'est l'odeur de tabac froid. J'ai chassé de ma chambre et d'autres pièces tout cendrier et ceux qui demeurent dans la cuisine et dans mon bureau - que j'enfume à nouveau depuis la loi de janvier 2008 - sont toujours des modèles avec couvercle incorporé !
Comme je réside dans un lieu où les cultures sont diverses et variées, je pourrais presque donner une statistique sur l'origine de mes voisins...enfin, ceux qui mangent chez eux !
Depuis longtemps je suis habituée à l'odeur d'une certaine friture qui se déploie largement lors du mois du Ramadam. J'adore déguster la cuisine maghrébine et tout spécialement le méchoui, mais ses relents quand je me couche me donnent l'impression d'être contrainte à consommer un deuxième dîner dont je ne ressens pas le besoin.
Depuis peu, je profite des épices indiennes à domicile. Comme je ne mange pas beaucoup en début de journée, sur le coup de midi, je m'en nourris gratuitement. Mais
quelquefois, cela devient vomitif : quand les effluves d'encens s'y ajoutent, il vaut mieux alors avoir le foie bien accroché.
Source:http://vivre-sa-solitude.blogspot.com/2007/01/quelle-est-lodeur-du-sexe.html
Je me souviens encore, quand j'étais instit, que certains élèves étaient imprégnés olfactivement de leur milieu ambiant. Certains sentaient fortement le poisson le vendredi et je pouvais en déduire que leur culture relevait de la chrétienté. D'autres dégageaient dès 8h du matin un mélange si intense qu'on les aurait reconnus, même en étant aveugle. Certain(e)s nous arrivaient arrosé(e)s de parfum écœurants qui nous laissaient penser que ces gamin(e)s de 5-6 ans étaient déjà des femmes ou des hommes, voire qu'il y avait une mauvaise odeur à couvrir. D'autres conservaient 6 jours sur 7 leur odeur de « pipi au lit », surtout quand ils avaient dormi avec leur tenue de jour !
Un conseil à celles qui souhaitent entrer dans la merveilleuse carrière d'instit : ne faites pas d'excès alimentaires, ne soyez pas enceinte et n'ayez aucune maladie de foie ! Sinon, dès le début de la journée, vous serez écœurée.
Et ce soir, je me demande si je n'ai pas de nouveaux voisins : j'ai senti une odeur de cuisine asiatique ! En fait, je suis tellement sensible aux odeurs
que les seules hallucinations que j'ai pu avoir dans toute ma bizarrerie sont des hallucinations olfactives.
Il est certain que je suis une femme très infantile !
Et c'est peut-être de ce genre d'histoires que vient l'expression : « Je ne peux pas le sentir ».
Au Pays des Merveilles d'Alice

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