Quelle perte de temps la paperasserie administrative!
Je souhaite faire du bénévolat dans un centre municipal qui emploie des animateurs pour l’alphabétisation et l’apprentissage de la langue française.
Bien entendu, nous nous retrouvons encore dans une foultitude de contraintes administratives !
Que l’on soit demandeur ou offreur, il nous faudra paperasser, fournir des preuves de notre innocence et de notre bonne volonté.
Tout d’abord, en ce qui concerne mon statut social, la municipalité me demande de fournir une attestation de mes droits.
Je demande par mail ce certificat au centre MGEN dont je dépends en tant qu’assuré social.
Et la réponse me surprend au plus haut point. Je la relis deux fois avant d’être certaine d’avoir compris et vous
copie l'échange :
Objet [Demande de documents]
Bonjour!
Auriez-vous l'obligeance de m'envoyer une attestation de carte vitale comprenant la date limite de validité?
Je vous remercie de faire le nécessaire.
Sentiments mutualistes.
Objet : Réponse de la MGEN
Réponse faite par courrier le: 27/03/08
Internet Mgen - Contactez-nous.
Je cauchemarde ou j’hallucine pour employer un mot
« tendance » ?
En envoyant une question par mail, n’étais-je pas en sorte entrée dans une certaine forme de contact ? A quoi sert donc la possibilité de demander des renseignements par mail si l’on vous ramène, deux jours après, au même problème ?
Bien entendu, l’on ne me fournit pas d’autres coordonnées.
J’en déduis qu’il me faudrait appeler par le fameux N° taxé dont je vous parlais dans mon précédents article !
Ce que je ne ferai pas, c’est sûr !
J’en déduis que :
De quelque côté que l’on se place, demande ou proposition d’aide,
il nous faut payer pour obtenir le moindre papelard qui témoigne de notre situation
administrative et sociale !
Nous n’en sommes plus à la fin du XIX ème siècle.
Les bénévoles d’aujourd’hui sont loin d’être toutes à l’image des femmes de riches qui distribuaient une partie des revenus de leur conjoint pour faire œuvre de charité...
Je n’ai pas l’impression qu’à l’époque, l’Etat leur demandait autant de
preuves de bienséance ! Si l’on en croit Maupassant ...et d'autres!
Ecoutez la chanson de Jacques Brel sur les dames patronnesses, ici.
Au Pays des Merveilles d'Alice






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