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Jeudi 27 mars 2008


Quelle perte de temps la paperasserie administrative!

Je souhaite faire du bénévolat dans un centre municipal qui emploie des animateurs pour l’alphabétisation et l’apprentissage de la langue française.

Bien entendu, nous nous retrouvons encore dans une foultitude de contraintes administratives !

Que l’on soit demandeur ou offreur, il nous faudra paperasser, fournir des preuves de notre innocence et de notre bonne volonté.

Tout d’abord, en ce qui concerne mon statut social, la municipalité me demande de fournir une attestation de mes droits.

Je demande par mail ce certificat au centre MGEN dont je dépends en tant qu’assuré social.

Et la réponse me surprend au plus haut point. Je la relis deux fois avant d’être certaine d’avoir compris et vous copie l'échange :


Objet [Demande de documents]

Bonjour!

Auriez-vous l'obligeance de m'envoyer une attestation de carte vitale comprenant la date limite de validité?

Je vous remercie de faire le nécessaire.

Sentiments mutualistes.

 

 Objet : Réponse de la MGEN

Réponse faite par courrier le: 27/03/08

Internet Mgen - Contactez-nous.

 

Je cauchemarde ou j’hallucine pour employer un mot « tendance » ?

En envoyant une question par mail, n’étais-je pas en sorte entrée dans une certaine forme de contact ? A quoi sert donc la possibilité de demander des renseignements par mail si l’on vous ramène, deux jours après, au même problème ?

Bien entendu, l’on ne me fournit pas d’autres coordonnées.

J’en déduis qu’il me faudrait appeler par le fameux N° taxé dont je vous parlais dans mon précédents article !

Ce que je ne ferai pas, c’est sûr !

 

J’en déduis que :

De quelque côté que l’on se place, demande ou proposition d’aide, il nous faut payer pour obtenir le moindre papelard qui témoigne de notre situation administrative et sociale !


 
Nous n’en sommes plus à la fin du XIX ème siècle. Les bénévoles d’aujourd’hui sont loin d’être toutes à l’image des femmes de riches qui distribuaient une partie des revenus de leur conjoint pour faire œuvre de charité...

Je n’ai pas l’impression qu’à l’époque, l’Etat leur demandait autant de preuves de bienséance ! Si l’on  en croit Maupassant ...et d'autres!


Ecoutez la chanson de Jacques Brel sur les dames patronnesses, ici

 

 

Mercredi 26 mars 2008

 

 

Je ne suis pas philosophe, mais il m’arrive souvent de me poser des questions sur l’existence et les réactions humaines.

 

Suivant les évènements désagréables qui m’arrivent, je ne cesse d’entendre plusieurs points de vue différents qui oscillent entre ces types de propositions :

 

«-Tu n’as vraiment pas de chance !

 -N’aurais-tu pas tendance à entrer dans un statut de victime ?

-Tu portes la poisse !

-Finalement, tu es née sous une bonne étoile ! »

 

Quand je remue bien toutes ces réflexions dans un sac de soie puis essaie de trier, voire choisir l’essentiel, le non-dit à travers les mots, j’en conclus que tout est à la fois faux et juste et que ce n’est pas de moi dont on parle, mais de la relation. Moi à travers l’autre n’est pas plus signifiant de moi que de l’autre.

 

Je développe :

 

 1-Tu n’as vraiment pas de chance !

 

Cette idée que la chance puisse être donnée à la naissance m’a toujours été, si je me souviens bien,  jetée comme un sort, de la part de personnes, et surtout de femmes, qui s’étaient tellement enferrées dans leurs problèmes et avaient si mal réagi, à court comme à long terme, qu’elles ne pouvaient s’imaginer une seconde qu’il existe la moindre possibilité d’interagir et de modifier son sort. Croyance religieuse ou éducative ? Croyance tout de même en une puissance supérieure, voire paranormale.

Cette idée me semble trop simpliste et ne me convient pas.

 

2- N’aurais-tu pas tendance à entrer dans un statut de victime ?

 

Alors, celle-là vient essentiellement de gens qui sont nés « le cul bordé de nouilles » et très à l’aise dans la société, sûrs de leur bons droits, sans se poser de questions du type : « Liberté, Egalité, Fraternité, ces trois concepts ont-ils un sens profond et surtout une réalité ? ».

Eux sont dans la lumière, les autres dans l’obscurité.

Ils ont un guide transcendantal. Nous sommes aveugles.

Et, malgré leur croyance en un Paradis hors de terre, ils commencent à être sensibles à la souffrance qui les avait jusqu’alors épargnés.

Exemple, un jour, l’ancêtre de la famille vient à mourir – le vent souffle où il veut et quand il veut ! –, ils ressentent un chagrin nouveau et ont comme l’impression que la vie n’est pas toujours rose ! Oui, la vie n’est pas éternelle quand on souhaite communiquer !

 

Mais Dieu reconnaîtra les siens !

I

 

3 -Tu portes la poisse !

 

Nous passons-là au degré supérieur de la superstition.

Cette impression pour des êtres mal assurés relève du même processus que l’idée d’une contamination par contact épidermique avec une personne atteinte du virus HIV.

L’impossibilité scientifique – et par conséquent l’absurdité de la situation – devrait suffire  à persuader que ce genre de propos ne peut être accepté que de la part de personnes en déficit intellectuel et qui n’ont surtout aucune responsabilité dans le monde du travail.

Pourtant, j’ai subi cette pensée rétrograde durant deux ans dans ma fonction d’instit !

Ayant vécu une accumulation de galères, tout en conservant un tempérament très réaliste, certaines collègues, des moins intelligentes, ne supportaient plus d’entendre mes réflexions et mes propos qui ne faisaient que constater des faits personnels ou professionnels. J’allais forcément trop loin car je les dérangeais.

Jamais dans ma vie privée je n’ai ressenti ces superstitions rétrogrades. Bien au contraire ! Les personnes, nombreuses, desquelles je me suis éloignée m’ont très souvent remerciée de la chance que je leur avais procurée. Voire, si elles étaient bouffées par l’orgueil, elles se sont tues.

J’accepte mal aujourd’hui de n’avoir pas pu dialoguer dans l’exercice de mes fonctions d’agent de l’Etat.

 

4- Finalement, tu es née sous une bonne étoile ! 

 

Là nous entrons dans le domaine des plus heureux, ceux qui ont gardé une part de rêve !

Leur croyance me semble aussi aléatoire, mais eux, ont, dans le caractère et la personnalité, une forme de joie...et de motivation qui leur permet de tenir le coup, quoiqu’il arrive.

Ceux-là n’auraient-ils pas surtout une confiance en eux imperceptible aux autres ? Une foi en eux-mêmes qui leur permette de franchir toutes les étapes et de gagner tous les combats ?

En s’appuyant sur ce qui leur est donné. Si ce n’est l’héritage, le moindre rayon de soleil, le plus humble sourire, et surtout ce que nous offrent tous les artistes dans leur vision du  réel.


 

Création Sol'R
Pour la citation, voir ici.
 

Depuis quelques jours, j’ai beaucoup écouté le groupe arménien BRATSCH qui m’a fait entrer dans l’allégresse et je vous incite à aller sur leur site :

http:/www.bratsch.com/
 



Il suffit d’ouvrir vos haut-parleurs pour entendre le meilleur.

 

Lundi 24 mars 2008


Après ce merveilleux début de Printemps glacial, voici deux modèles de vestes chaudes!

Pour les "Décontractées"


D'après un modèle PHILDAR


Détail


Pour les "Sophistiquées"


D'après un modèle Nomotta- Schachenmayr

 
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