Jeudi 10 janvier 2008
Heureusement, il y a des exceptions!
En réponse au commentaire de Barbarella,j'apporte quelques précisions sur mon point de vue de la psychanalyse.
Alice
Miller est géniale, c'est certain!Ce qui me gêne, ce n'est pas l'idée de soigner par la parole ni de fouiller dans son enfance, mais le fait qu'un grand nombre de psychanalystes sont enfermés dans un carcan de présupposés. Freud reste le créateur de "l'affaire", mais pourquoi ses émules n'évoluent-elles pas un peu plus subtilement? Car les orientations Freudiennes dont parle Catherine Kriegel (Complexe d’Œdipe, de castration ou valorisation d’un orgasme soi-disant vaginal) sont pour le moins réductrices et me semblent hors du temps. Avec le blocage dont Freud faisait preuve vis-à-vis des femmes, l’on pourrait se demander s’il n’a pas lui-même projeté sur ses patientes.
Alice Miller me semble, elle, avoir fondé ses théories sur l'éducation individuelle. Elle parle d’ailleurs beaucoup d’amour et de haine, de colère et de refoulement. Notions certes freudiennes, mais pas seulement. Que les parents aient un rôle majeur dans les souffrances de leurs enfants, j'en reste convaincue, même si cela en arrange certains de trouver des causes génétiques aux troubles de leur enfant. Après trop de culpabilisation parentale, nous en sommes aujourd'hui à la déresponsabilisation totale. Ayant une formation et une expérience de psychopédagogue, je sais de quoi je parle !
Référons-nous par exemple aux troubles de l’autisme. Ils représentent pour moi le type-même de pathologie complexe qui mêle
plusieurs causes et de nombreux troubles associés. Ce trouble du développement demeure à mon avis peu compris...et surtout très mal pris en charge ! Mon honnêteté m’oblige à reconnaître que
je n’ai jamais eu compétence à aider des autistes, bien que j’y aie été contrainte par l’Education Nationale. Après ces expériences très difficiles, je pense toujours, comme je l’ai déjà
exprimé que la grande collectivité est très loin d’offrir un contexte favorable à ces enfants que l’on veut insérer à n’importe quel prix et surtout sans
moyens.
En revanche, j’ai toujours bien compris et assumé les comportements qui relevaient d’une éducation perturbante interférant
gravement avec la personnalité du sujet.
In fine, je pense et je reviens à cette idée que pour être capable d’amener des
« souffrants » à un mieux-être, il faut être très conscient de leurs difficultés et dans une forme d'empathie que je
qualifierais d'osmotique.
Et peut-être, les avoir éprouvées soi-même pour devenir efficace.
Et peut-être, les avoir éprouvées soi-même pour devenir efficace.
Cela n’engage que moi.
Au Pays des Merveilles d'Alice

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