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  • : Passionnée par la frontière entre la norme et l’exception. Enseignante en école maternelle, je suis particulièrement intéressée par les comportement humains, les problèmes de société(sexisme, racisme, violences)et les difficultés des
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Mardi 25 décembre 2007

Nuit de Noël : que le soleil ne cesse d’illuminer notre planète !

 
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Photo: Sol'Air. Droits protégés.


En cette nuit de Noël et de pleine lune, je vous offre une photo et vous propose de vous interroger sur l’aspect symbolique du Soleil...sur un site sérieux et absolument pas ésotérique :
 
 
par Alice communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 24 décembre 2007

Pas d’égalité, même pour Noël !


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En cette période de Noël et de mièvreries douçâtres, je vous brosse le portrait d’une petite fille que j’ai beaucoup aimée...Sans perdre le fil de mes convictions !
 
J’espère que le prénom que j’ai choisi dans ce récit pourra avoir une influence sur le sort de mon élève...même si je n’y crois pas.
 
En cette veille de Noël, j'ai été très émue par une gamine de cinq ans et demi d'origine africaine. Bahiya est une élève attentive, intelligente, courageuse, intéressée et motivée. Lorsque, vendredi soir, je distribuais les restes de fiches d'exercices (anti consignes pédagogistes) afin que les enfants n'oublient pas de travailler durant les vacances - Et oui, rien de tel pour progresser ! - elle était la seule (avec l’autiste violent) à ne pas prendre la moindre feuille offerte alors que tous se ruaient sur le papier comme sur des billets de banque. Devant mon étonnement sur son manque de précipitation, Bahiya m'a répondu qu'elle ne pouvait RIEN faire chez elle car elle n'avait ni crayons, ni ciseaux, ni colle. Cinq minutes avant la sortie, je n'ai pu que lui, proposer de prendre les textes de chansons afin de s'entraîner car elle a un certain talent musical...ou une certaine culture, devrais-je peut-être écrire. Le matin-même, cette adorable petite fille m'avait spontanément dit vouloir être médecin quand elle serait « grande »...et grande, elle l’est déjà.
                 Oui, oui, Dieu est parmi nous !!! Même s’il l’est moins que Papa Noël !
En l'attendant, je crois que ce dernier va passer chez moi apporter le matériel minimal nécessaire à la réalisation de dessins, découpages ou collages.
 
 
        Simultanément, je suis intervenue deux fois auprès de sa maman qui l’habille comme une prostituée. De plus, cette fillette est physiquement très mature. Cela m'a crevé les yeux quand nous nous sommes rendus avec la classe à un petit théâtre situé dans le célèbre quartier de Pigalle.
       J'ai tenté d'expliquer...et cela n'a pas été facile. A part ma directrice, toutes les collègues me conseillaient de me taire, une fois de plus!
      Au final, les parents m'ont remerciée. Le papa est un homme sympathique, gai et courtois qui me semble bien intégré. Il fait tout ce qu’il peut pour que sa fille s’en sorte. La maman est débordée et joue à la poupée plus qu’elle n’éduque ses quatre filles dont l’aînée – beaucoup plus agée – est restée « au pays ».

Je vous souhaite donc un Joyeux Noël avec ces images de Barbie!
 
Fausse pub : Barbie poufiasse :
 
 
   andras-kallai-fat-barbie-2006-terra.jpg
         Andras_kallai_fat_barbie.


BarbieDefOoncee.jpg
Source inconnue.


Pouvons-nous dès lors parler d’égalité socioculturelle ?
 
En ce jour de Noël, j’aimerais interpeller tous les chrétiens qui s’imaginent que notre monde est amour et fraternité. J’aimerais leur demander ce qu’ils font pour que la justice et l’égalité ne soient pas que de vaines valeurs.Je demande franchement à toutes celles qui gèrent des blogs mièvres et doucereux, pleins de bonnes intentions et de « spiritualité fuyante », ce qu’elles font pour que les enfants de milieux populaires habitant en France aient droit à la culture afin d’avoir un jour la possibilité, non seulement d’avoir un travail, mais encore de réfléchir. Je parle malheureusement au féminin, ca, s’il y a dans notre pays des femmes extraordinaires et méritantes, j’ai trouvé sur différents blogs un paquet de niaiseriesqui me désespèrent. Si, comme le disait Jean Ferrat, la femme est l’avenir de l’homme, cet avenir n’est pas pour demain sur le web.
 
Texte de la chanson plus commentaires :
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
par Alice communauté : Solidarités
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Vendredi 21 décembre 2007

 

Les instituteurs souffrent durant leur formation     





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        Je ne chercherai donc pas à mentir sur ce qui a retourné la situation, car je n'en ai pas honte, et je l'assume. Il me fallait bien finir mon mémoire pro dans cette période de fatigue ultime augmentée par les rayons. J'ai alors repris des parties du mémoire de mon Conseiller Pédagogique, sur un sujet connexe. Ce n'est pas un plagiat (l’œuvre est tout de même humble), c'est de la panique, une béquille. Je n'avais pas la force de faire les recherches documentaires etc. Voilà, ceci étant dit, je ne pense pas avoir rompu mon contrat de stagiaire pour autant. Qu'on ne me valide pas le mémoire, je peux l’accepter, mais j’aimerais bien qu'on évite de toucher à ma personne, mon intégrité et à ma santé physique et morale. Rien ne justifiait que l'année de stage pratique ne soit pas validée.
       Je n'avais pas du tout pressenti que cela poserait problème. Je pensais que la théorie et la pratique étaient deux domaines indépendants. J'ai donc envoyé le mémoire à mon Conseiller. Il m'a donc répondu par mail qu'il me trouvait gonflé d’avoir repris autant de parties de son mémoire. Il en parlait immédiatement à la responsable de filière et il désirait ne plus suivre mon travail. J'ai le courriel en l'état.
       Lors de sa visite, Madame l'Inspectrice s'est bien gardée de parler de cet épisode. Elle ne m'a donc plus suivi malgré les primes et indemnités qu’elle perçoit pour cette fonction.
      Gêné par la tournure que prenaient les évènements, j'ai décidé d'appeler le directeur de mémoire .Tout allait assez bien avec lui, jusqu'à ce jour. Son attitude a alors complètement changé et il est lui aussi devenu odieux en invoquant  la loi !!! Il a donc considéré que tout cela était très grave. Il a prétendu avoir découvert cela tout seul, mais je me doute que mon portrait avait déjà été bien brossé par la direction. Il m’a précisé que le rapport était terminé avant même la soutenance. Il a affirmé, selon son humble avis qu'une personne telle que moi ne pouvait pas devenir enseignante ni même garder un poste de Conseiller Principal d’Education. Comment pouvais-je prétendre éduquer des jeunes avec un tel rapport à la loi (sic!) ?
 
 
 
 
                Tiens,tiens ... ça me rappelle une autre accusation, ça !!!
Comme un imbécile, je me suis rendu à la soutenance où les membres ont fait front. Qu’avais-je espéré d’autre  de la part de l'institution ? Mais déjà à cette époque
plus grand chose ne me touchait venant de l'IUFM.
A ce point du récit, je remarquerai que tout allait bien pour le directeur de mémoire, quelques semaines plus tôt, sur la forme comme sur le fond. Je parle là de la partie personnelle, réelle, effectuée par moi même, dans une séquence de cours. Il m'avait précisé que certains détails n'allaient pas dans le montage de la séquence mais que ce n'était pas très grave. L'intérêt du mémoire, et j'étais d'accord avec lui, était donc bien de prendre du recul, de prendre possession de ces questionnements didactiques et par conséquent d'en faire quelque chose. Il n'y avait rien d'alarmant, absolument rien. Il lui avait fallu, en peu de temps, démontrer pourquoi ce mémoire était creux et sans intérêt. Selon lui, ce travail n'était pas celui d'un enseignant et je n'avais pas
dépassé le stade de l'animateur social (sympa pour eux !). Il commençait à mieux comprendre ce que la directrice de filière répétait depuis le début de l'année.
 
 
 
Je vais relater maintenant les deux derniers éléments « amusants », sur cette longue année qui sert de formation.
En fin d'année, les stagiaires passent au crible du jury des enseignements. Encore une fois, chose étrange, cette dame en fit partie. On m’avait pourtant affirmé, lors de mon entretien avec la direction, qu'elle ne m'approcherait plus. Il est vrai qu’avec les manifestations étudiantes certains membres du jury n'avaient pu se déplacer. Mais l’on aurait pu faire en sorte qu'elle ne soit pas dans mon jury. Il a ici une erreur grave.
Tout ce que cette dame m'a encore reproché ce jour-là, je n’en ai pas cru mes oreilles ! Un autre formateur était là, étonné par les propos délirants de sa collègue, mais je sais déjà qu'il n'en dira jamais rien. Ce jour-là, l'accusation de pédophilie m'est vraiment apparue de manière évidente. Pour cette raison, je sais que je ne diffame pas.
J'ai présenté une séquence de travail sur la poésie. Je travaillais sur l'image et sur
la poésie à travers Doisneau et Prévert. J'avais travaillé sur différentes photographies dont une de Doisneau qui montre de dos des petits garçons urinant debout dont le plus petit au milieu porte une colombe sur la tête. Cette photo est très connue.
J'ai eu le droit à un vrai procès en règle. Je me demandais ce qu’il m’arrivait, une fois de plus. L'entretien a porté pour une grande partie sur cette photo. La dame m'a demandé l'âge de mes élèves, la proportion de filles et de garçons, insistant de manière ironique et sarcastique sur l’idée que bien sûr tout cela était candide. Oui, en effet, pour moi tout cela était candide. Je suis trop naïf...
Je me suis alors rendu compte réellement à cette période en quoi mes suspicions, mes impressions floues depuis le début de l'année, étaient bien liées à un vrai procès en homophobie associant homosexualité, anormalité et pédophilie.
Pour clore mon année, et pour bien tenter de m'achever j'ai eu le droit en mai à une visite d'un membre de la commission de validation après deux mois sans élèves. Cette dame a été odieuse, j'ai même été obligé de lui demander de changer de ton lorsqu'elle me parlait. Elle me parlait plus sèchement qu’à un chien, en présence du Conseiller qui, bien sûr, n'intervenait en rien face à cette tentative de destruction.
In fine, je tiens donc à vous alarmer sur l'état de cette institution qu'est l’Education Nationale. Au départ de l'expérience, il me semble qu'assurer la formation des pairs par les pairs était une avancée, un progrès en comparaison au traditionnel modèle prof-élève. Ce n'est malheureusement plus toujours le cas aujourd'hui et cela me pose problème. Comment une institution qui tente de former des enseignants libres peut-elle produire une telle violence, de telles discriminations ? Les professeurs n’ont-ils pas le devoir  d’amener des enfants à l’autonomie en se construisant  socialement et civiquement? Comment une institution comme l'IUFM peut-elle laisser ces problèmes se produire et des stagiaires être laminés ? Comment est-ce possible ?
Bien sûr, je n'érige pas mes difficultés en cas général, mais je sais que je ne suis pas le seul. J'appelle les stagiaires victimes de ce type de pratique à me rejoindre.
 
 
J’ajouterai quelques mots à ce récit qui peut sembler subjectif par l’ampleur des problèmes qu’il soulève. J’ai parlé à de nombreux stagiaires et j’en ai rencontré plusieurs qui avaient subi de fortes pressions simplement parce qu’ils n’adhéraient pas à la tendance actuelle qui prône le constructivisme et le pédagogisme comme voie unique la pédagogie.
Pour ceux qui veulent élargir leurs connaissances sur le sujet, je vous renvoie à deux sites très bien documentés.
 
 
 
par Alice communauté : Solidarités
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